Les premières fouilles à la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule

En 1937, sous l’égide de la Société Royale d’Archéologie de Bruxelles, Simon Brigode, un jeune architecte qui allait devenir ensuite professeur à l’Université de Louvain, entreprenait les premières fouilles dans la principale église de Bruxelles, Sainte-Gudule. Comme toujours dans ce type de travaux, il fallait saisir l’opportunité. En l’occurrence, ce furent les sondages visant à contrôler la solidité des fondations de l’édifice avant le creusement imminent de la profonde tranchée de la jonction Nord-Midi, liaison ferroviaire lancée à travers la ville.

 

C’est ainsi que S. Brigode allait retrouver l’essentiel des vestiges d’un avant-corps roman qu’il devait dater de la deuxième moitié du XIIème siècle. L’image de l’église romane, antérieure à la vaste collégiale gothique, commença alors à surgir du sol. Façade occidentale aux affinités rhéno-mosanes manifestes qui, estimait-il déjà, avait dû succéder à un sanctuaire antérieur (qui resta pour lui totalement inconnu sur le terrain) pouvant remonter, d’après les textes, au milieu du XIème siècle.

Peu après cette première campagne de recherches, la guerre qui menaçait éclata et interrompit pour longtemps la poursuite des investigations systématiques de terrain.

Reconstitution de la façade de la collégiale romane de Bruxelles par S. Brigode, à la suite de ses fouilles de 1938 (S. Brigode - S.R.A.B.). Les nouvelles fouilles ont confirmé le dispositif général : un avant-corps d'inspiration rhéno-mosane. L'absence de porte centrale a été confirmée, de même que le jeu des pilastres.

Les nouvelles fouilles